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Surpoids et obésité : une question de prédispositions génétiques ?



Surpoids et obésité : une question de prédispositions génétiques

Le surpoids et l’obésité se définissent comme une accumulation anormale ou excessive de graisses corporelles pouvant nuire à la santé. Ce sont des conséquences plurifactorielles puisque l’alimentation, le mode de vie, l’inactivité physique et les troubles psychologiques (tels que le stress ou les comportements alimentaires compulsifs) jouent un rôle majeur dans le développement du surpoids et de l’obésité. Cependant, il existe aussi une part héréditaire puisque de nombreux médecins et chercheurs ont montré que les prédispositions génétiques peuvent également participer à la prise de poids.

L’apparition du surpoids et de l’obésité est estimée à 70% héréditaire.  C’est pourquoi nous ne perdons pas tous le même poids avec un régime alimentaire et une activité physique identiques ; certains d’entre nous doivent fournir plus d’efforts que d’autres pour mincir.

Les prédispositions génétiques du surpoids et de l’obésité ont été démontrées de plusieurs manières. A l’heure actuelle, il est bien établi que les différentes formes d’obésité et le surplus pondéral sont des conditions qui ont tendance à se concentrer dans les familles. Le risque de devenir obèse est deux à huit fois plus élevé chez un individu présentant des antécédents familiaux comparativement à celui né dans une famille sans prédisposition ; le risque le plus élevé est observé dans les cas d’obésité massive (ndlr : lorsque l’IMC est supérieur à 50). Ces prédispositions génétiques varient en fonction du phénotype à l’étude. Elles tendent à être plus faibles pour les phénotypes qui traduisent l’excès de graisse corporelle (entre 5 et 40%) que pour ceux reliés à la distribution du tissu adipeux (entre 40 et 55%). Par ailleurs, l’adiposité et le gain de poids survenant avec l’âge sont influencés par l’hérédité.

En outre, le taux élevé de concordance chez les jumeaux monozygotes obèses et la découverte de gènes associés à l’obésité sont des éléments qui plaident en faveur d’une dimension génétique du surpoids et de l’obésité. P. Froguel et D. Meyre (chercheurs à l’Institut Paster de Lille au sein du Laboratoire Génomique et physiologie moléculaire des maladies métaboliques) et certains de leurs collègues de l’Impérial College London, ont établi une carte génétique de l’obésité en identifiants des gènes associés à un risque accru d’obésité. Ce sont les gènes FTO, MC4R, PTER, MAF, PRL et NPC1. Ces découvertes devraient permettre d’identifier le plus tôt possible les enfants à risque et leur proposer des méthodes préventives et des traitements personnalisées. L’obésité infantile étant une préoccupation sociale majeure depuis quelques années.

Plusieurs individus auraient donc un terrain génétique propice au surplus pondéral. Néanmoins, cela n’exclut pas le fait qu’une personne peut devenir obèse sans avoir de prédispositions génétiques défavorables. Les facteurs sociétaux tels que l’hygiène de vie dans l’entourage familial ou amical, les traditions culinaires, le cycle saisonnier du travail ou encore la mauvaise connaissance des aliments à privilégier ou à bannir peuvent favoriser le développement du surpoids et de l’obésité. Le surpoids et l’obésité chez l’Homme est donc un mélange d’innés et d’acquis. Il est important de garder à l’esprit qu’une activité physique régulière et une alimentation saine peuvent diminuer l’impact de ces prédispositions génétiques.

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