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Le surpoids et l’obésité : un constat très alarmant



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New England Journal of Medicine, revue médicale américaine, a publié une étude alarmante sur le surpoids et l’obésité : près d’un tiers de la population mondiale serait en surpoids ou obèse. Depuis 1980 et à l’échelle mondiale, le nombre de cas d’obésité a plus que doublé. En 2015, ce sont 603,7 millions d’adultes et 107,7 millions d’enfants qui souffraient de surpoids et d’obésité, soit 10% de la population mondiale. L’obésité infantile a connu un accroissement plus rapide que celle de l’adulte entre 1980 et 2005 ; quarante et un millions d’enfants de moins de cinq ans sont en surpoids. Selon The Lancet, une revue médicale britannique, le pourcentage de personnes en surpoids pourrait atteindre 20% de la population mondiale d’ici 2025, si le rythme de progression actuelle se maintient.

Les pays comptant un nombre conséquent d’obèses sont les États-Unis, le Canada, le Royaume-Uni, la Chine, l’Inde, l’Egypte, les pays d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient. En face, le Bangladesh et le Vietnam sont les pays où le nombre de personnes en surpoids et obèses est le plus faible. Pour ce qui est de la France, 14 % des hommes sont obèses et 44% en surpoids contre 17% de femmes obèses et 27% en surpoids.

La mesure du surpoids et l’obésité chez l’adulte, définis comme une accumulation inhabituelle ou excessive de graisse corporelle, est couramment estimée par l’indice de masse corporelle (IMC). L’IMC se mesure en divisant le poids d’une personne par le carré de sa taille.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), un adulte présentant un IMC supérieur ou égal à 25 est en surpoids tandis qu’un IMC supérieur ou égal à 30 signifie que l’adulte souffre d’obésité. Supérieur à 35, nous parlons d’obésité sévère.

Toujours selon l’OMS, la mesure du surpoids ou de l’obésité chez l’enfant dépend de son âge, de son poids et de sa taille. Le calcul étant plus compliqué, nous vous invitons à vous référer au site de l’OMS pour en savoir plus.

En 2015, quatre millions de décès seraient liés à l’excès pondéral, dont près de 40% de personnes non obèses. Le surpoids est responsable de maladies cardiovasculaires, de diabète, de troubles osseux, de cancers et encore d’autres pathologies. Les maladies liées à un surpoids ou à une obésité sont en hausse de 28% depuis quinze ans. L’obésité infantile accroît les risques de développer des troubles respiratoires, de l’hypertension artérielle, la survenue de factures et induit une diminution de la durée de vie.

L’excès pondéral est la cause d’une alimentation hautement calorique et industrielle corrélée à une importante sédentarité. Néanmoins, le manque d’activité physique et la consommation d’aliments riches en glucides et en lipides ne sont pas les seules causes du surpoids et de l’obésité. L’urbanisation, le mode de vie, la pollution et les prédispositions génétiques sont aussi pointés du doigt.

Face à cette crise grandissante et déroutante de santé publique, l’OMS a adopté depuis trois ans une stratégie à l’échelle mondiale de lutte en faveur de l’alimentation, la santé et l’exercice physique. Par le biais de politiques adaptées, nous pouvons prévenir le surpoids et l’obésité. L’objectif du plan mis en place par l’OMS viserait, d’ici 2025, à abaisser le taux de prévalence de l’obésité au niveau de celui de 2010. En France, des mesures ont été prises puisque les médecins sont dorénavant autorisés à prescrire la pratique du sport à leurs patients.

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