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Digestion : décryptage du cercle vicieux de l’obésité



Une inflammation chronique de l’intestin grêle se retrouverait au banc des accusés selon les dernières études françaises à ce sujet. Ce serait selon eux un des symptômes les plus graves de l’obésité morbide, provoquant une inflammation chronique de l’intestin grêle et perturbant le système immunitaire du tube digestif ainsi que l’absorption des graisses et des sucres.
L’obésité viscérale est souvent un cercle vicieux, la situation se détériorant d’années en années. Il est aujourd’hui prouvé cliniquement que ce cycle est encouragé par une inflammation chronique de l’intestin grêle, selon les résultats d’une étude française publiée le 18 juin dernier dans l’éminente revue médicale Cell Metabolism. Les scientifiques ont mis en évidence une perturbation du jéjunum, la partie centrale de l’intestin grêle, chez les personnes obèses. Mesurant dans les environs de à 7 mètres chez les personnes de poids médian, ce jéjunum serait jusqu’à 3 fois plus large chez les victimes d’obésité morbide. Les centaines de micro-replis intestinaux qui émaillent ainsi le tube digestif accélèrent alors l’absorption des nutriments. Ainsi, pus les glucides et les lipides sont absorbés, plus la graisse est stockée.
Le rôle du jéjunum était jusque-là peu connu car il était compliqué d’en prélever des échantillons. Les chercheurs ont fait appel à 190 volontaires s’acquittant d’une chirurgie de l’obésité (ou chirurgie bariatrique). Un petit fragment de l’intestin a été récolté à postériori pour être comparé à celui de 33 patients au poids normal. Les chercheurs ont dès lors observé qu’un nombre accru de cellules immunitaires, comme les lymphocytes, étaient présentes dans le jéjunum des personnes en surpoids.

Et ces dernières relâchent des molécules qui servent à la communication entre cellules : les cytokines. Or, ce sont ces cytokines qui provoquent une inflammation chronique de l’intestin.
Si l’inflammation de l’intestin est un facteur aggravant de l’obésité, on peut alors imaginer traiter cette maladie par l’utilisation d’anti-inflammatoires. Cependant, ces médicaments agressent généralement le tube digestif. Les chercheurs se donnent désormais comme dessein d’explorer de nouveaux horizons avec des traitements non-invasifs pouvant réduire l’état inflammatoire.

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